Le monde, supplément TV, dimanche 5/lundi 6 décembre 2010

Hier soir, Miss bonbon et moi-même devions nous rendre à un spectacle, que dis-je, une pièce de théâtre, mon bon monsieur. Et pas n'importe quelle pièce. "Blogueuse", écrit par Titiou Lecoq et la non moins célèbre Julie F. Seulement, voilà, le jour n'étant jamais comme la nuit, sinon peut être aux cercles polaires, Miss bonbon a préféré sortir encapée de sa couette avec une rhino-pharyngite, plutôt qu'avec moi. Pourtant, ça aurait été notre première sortie entre fille depuis longtemps. Tant pis. Je décroche mon sms (appareil de néandertal, ayant comme fonction principale et unique l'envoi et la réception de message de 140 caractères, à ne pas confondre avec twitter) et propose à la princesses de Saba de venir découvrir une pièce de théâtre française. Deal.

Allez, rentrons dans le vif du sujet. Blogueuse. La pièce que j'attends de voir depuis quelques temps, espérant par le jeu des acteurs trouver une personnification des auteurs. Titiou et Julie sont des blogueuses. Étaient. Seront. Elles sont journalistes. Mais avant tout, elles sont lettrées et aiment la langue française et la culture. Titiou maintient son blog en parlant des chiottes de Paris, des films pornos, de son chat, de son skateboard, de son voisin, de son rédac chef favori (je vous le dis, de la culture en barre). Julie, elle, ne parle de rien. Julie est (épouse-moi).

Blogueuse, c'est une compilation des billets les plus hilarants et les plus profonds sur la réflexion et la réaction féminine. Vous avez peut être déjà vu le film "Being John Malkovich". That's it. Pas la peine d'aller chercher midi dans le sud, on y est, on a la perception féminine définie. Du moins, de mon point de vue. Je n'avais jamais été compris et analysé de cette façon. Ça fait mal. On est prude ou on ne l'est pas, voyez.

Nul besoin de plus de compliments, blogueuse, c'est bon, allez-y.

Maintenant, sur la forme, vous aurez tout de même le droit à une reprise de la chorégraphie de drôle de dames, des séances de karaté dans des positions ridicules et une actrice qui s'enrhume (courage Prune, l'hiver est presque passé). Une dédicace particulière a Céline Espérin, actrice et danseuse, qui a su métamorphoser nos deux auteurs brunes en une blonde très crédible.

Le passage sur le photographe fait toujours autant froid dans le dos. Être confronté, nous, mâles, à l'être idéal, continuera longtemps d'hanter mon moi et d'agresser mon surmoi.

Pas de spoil(assons, ahah), mais je ne m'attendais pas à la fin parachevant l'œuvre et je salue la performance de l'architecte. Merci monsieur.

Cette pièce est drôle et les comédiennes sont nues sur scène.*

 *(c)(tm)(r)Francesca s.

Message personnel : Ju, si tu changes d'avis pour un café thé coca light lemon, je suis toujours preneur ;)