jeudi, août 30 2012

Aujourd'hui, c'est boudin.

EDIT du 15/01/2013 : Un nouveau courrier publicitaire, exactement la même histoire...

Tout le monde connaît l'UFC Que choisir. Je tiens tout de même à préciser que le signe est là pour l'Union Fédérale des Consommateurs et pas l'union française, comme on le croît bien souvent. Mine de rien, je viens de vous faire gagner un camembert au trivial poursuit genius. Merci jp. Bref, jusqu'à ce matin, je n'avais rien de particulier à dire. C'est en général une association qui fait du bon travail pour les consommateurs et qui les aide à régler tout un tas de litige. Oui, mais bon, ce matin, c'est eux qui créent un litiges...

Ce matin, j'ai reçu un spam. Non, je ne parle pas d'un pourriel, je parle d'un vrai spam papier, genre le milliardaire congolais qui est mort en laissant sa fortune à sa veuve épleurée qui veut me donner un milliard d'euros pour ma bonne gueule. Bon, d'accord, c'est pas aussi alléchant. On me propose 20% de réduction sur un abonnement d'un an, un guide spécial de 110 lettres pour faire valoir mes droits en toutes circonstances, ma carte spéciale abonné qui me met un expert juridique dans l'oreille et une consultation illimité de Que Choisir et Que Choisir Argent. Une vraie bonne publicité qui me fait sentir un particulier très honoré d'avoir droit à autant d'honneur. Ah oui, mais...

Mais voilà, au lieu de m'écrire à moi, ce qui n'aurait même pas valu la peine de sortir un clavier, ils écrivent à mon ex-épouse. Cela fait cinq ans que nous sommes divorcés. Vous me direz que jusque là, toujours pas de quoi fouetter un chat ? Ok, je vous l'accorde. Je me marie dans quinze jours. Ah, là, tout de suite, c'est plus intéressant en terme de challenge, hein ?

Oui, c'est moi qui ait été chercher le courrier aujourd'hui, une chance, non ?! :-)

Saviez-vous qu'il n'est pas possible de joindre l'association depuis leur site web ? Vous avez le droit au courrier ou au téléphone. En 2012. C'est marrant ça. D'ailleurs, ça explique peut être pourquoi j'ai reçu un spam papier. D'ailleurs, pouvez-vous me dire (question rhétorique), comment ils peuvent conserver mon adresse associée à mon ex-femme alors que j'ai changé deux fois d'adresse depuis mon divorce. Intéressant, non ?

Me refusant d'envoyer une lettre, j'ai donc pris mon téléphone, ce que je n'aime pas trop faire. Toutes les personnes que j'ai eu sont très gentilles et comprennent qu'elles aussi, elles ont eu de la chance que j'aille chercher le courrier ce matin. On me redirige vers un autre service que j'appelle. On fera des recherches monsieur, on vous assure que ce sera traité.

Ok, donc si je me base sur la bonne foi de ces personnes, je ne recevrais plus de telles indélicatesses. Mais personne n'a retenu mon nom, mon numéro de téléphone ou encore un mail. Intéressant pour le suivi. Pas plus qu'un dédommagement pour le préjudice moral. C'est quand même pas très fair play pour une association qui se bat en général contre de telles choses. Ironie, quand tu nous tiens...

Sur ce, rions gaiement de ce chatoiement libidineux, de ces réseaux de publicité organisés qui font vivre tout un tas de personnes. Mais tout comme le cancer, on vivrait quand même mieux s'ils n'existaient pas !

mardi, février 14 2012

Mouse and sea fruit

Un an. Trois cent soixante cinq jours. Huit mille sept cent soixante heures. Et quelques minutes. La vie est un paysage étrange et incohérent. On cherche, on se croise. On s'en va, on revient. On attend, on trépigne. On jette l'éponge et on revient. On s'interroge, on s'attend, on s'écoute. On parlemente, on se fâche, on revient. On s'écoute, on s'excuse, on s'attend, on s'entend. Et des fois, même, on ne se comprend pas. Mais, car comme dans toutes les bonnes histoires, il y a un mais. Un élément perturbateur, comme dans tout bon Disney. Quelque chose qui change un petit peu l'histoire. Pas de beaucoup, mais ce battement d'aile de papillon au Japon qui transforme votre belle plage de Californie en bouillon humide.

Un an sans billet, c'est long. On n'existe plus. On peut considérer même que l'information n'a jamais existé. À l'heure où l'information circule à la seconde, où un bon mot ne dépasse pas 140 caractères. Et pourtant, et pourtant. Non, je ne suis pas mort, non je ne me suis pas éteint, non je n'ai pas perdu ma foi. Mon arrivée à Paris a bousculé mes habitudes. Il a fallut retrouver des marques, des connaissances, des occupations. Comprendre, écouter, interpréter. Et puis, comme souvent, ma vie s'est emballée. Et puis, comme souvent, il faut du temps pour que les choses s'apaisent, que la vie reprenne son rythme régulier.

Quelques petites notes de musique. C'est sur cet événement sans réelle incidence que ma vie a basculée il y a quelques mois. Un intérêt commun, une capacité à se créer, à s'amuser, à échanger. Et de haut en bas, de droite et de gauche, voilà une heure transformée en une minute. Une minute en une seconde ; une seconde qui semble être des jours.

Cette illusion que l'on croit à jamais perdue, que l'on a cherché, que l'on a voulu simuler, cette illusion revient. Et elle transforme la pomme en agréable sommeil, voulu, désiré, attendu, partagé. Et d'une valse, d'une pantoufle en verre, c'est la belle et la bête qui valsent à travers les âges, riant comme des enfants, insouciants, heureux de s'être enfin retrouvé.

Je mets donc mon whisky au rencard pour cette année et vais aller sucer les glaçons en belle et bonne compagnie.

Ma chère valentine, je t'aime.

lundi, février 14 2011

Happy Bourbon's day 2k11

En ce jour particulier et si solennel, je me suis longtemps demandé si oui ou non il fallait bloguer. Bloguer pour dire quoi, pour le dire à qui ? Cher lecteur, fait unique et avantage rare, j'ai demandé à mon alter-égo littéraire de bien vouloir accepter un quatre mains d'exercice pour fouler au pied cette journée. Nous accueillons donc exceptionnellement lulu (ouaissss !!) pour cet essai artistique où réalité et fiction mélangent sentiments et crustacés. Nous préférons prévenir que nous espérons ce texte beaudelairien et que les mots sont susceptibles de blesser les plus jeunes d'entre nous. Le PEGI étant annoncé, nous pouvons, le rideau, laisser tomber.

Dédicace : nous dédions notre art à notre fils, Marc. Puisses-tu te marier de notre vivant et que nous jouissions de ton bonheur, pour toute l'affection que nous te portons.

Aucun(e(s)) auteur(e(s)) n'a été blessé durant la (émouvante) rédaction. Aucune substance ne fut. Nécessité fait loi.

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jeudi, décembre 23 2010

Le monde, supplément TV, dimanche 5/lundi 6 décembre 2010

Hier soir, Miss bonbon et moi-même devions nous rendre à un spectacle, que dis-je, une pièce de théâtre, mon bon monsieur. Et pas n'importe quelle pièce. "Blogueuse", écrit par Titiou Lecoq et la non moins célèbre Julie F. Seulement, voilà, le jour n'étant jamais comme la nuit, sinon peut être aux cercles polaires, Miss bonbon a préféré sortir encapée de sa couette avec une rhino-pharyngite, plutôt qu'avec moi. Pourtant, ça aurait été notre première sortie entre fille depuis longtemps. Tant pis. Je décroche mon sms (appareil de néandertal, ayant comme fonction principale et unique l'envoi et la réception de message de 140 caractères, à ne pas confondre avec twitter) et propose à la princesses de Saba de venir découvrir une pièce de théâtre française. Deal.

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