Traces évidentes...

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mercredi, juillet 14 2010

Et si je piratais cette semaine ?

Sous ce titre racoleur, ce n'est ni plus, ni moins, une fantastique initiative mise en place par le lug epplug, LUG de Picardie, qui fait suite aux RMLL d'Amiens en 2007. En effet, fort du travail réalisé et de l'impression faîte sur les politiques, ces derniers, par l'intermédiaire de la préfecture (si j'ai bien compris) subventionnent tous les six mois une semaine permettant à un projet libre d'avancer. Pour ce faire, il suffit de postuler sur le site de epplug à partir du 20 juillet de cette année, pour éventuellement pouvoir participer à la session du 21 au 27 novembre 2010.

Toujours d'après les informations que j'ai recueilli, le premier projet ayant eu la joie de bénéficier de cette semaine tous frais payés est GLPI.

Si vous pensez que vous avez un projet intéressant, que vous avez besoin d'une semaine pour voir les autres personnes de votre projet et qu'il vous reste une semaine de congés à prendre, je ne peux que vous recommander cette initiative. J'en oubliais presque le nom de l'événement qui est afférent à mon titre : H@ck weeks !

Au-delà de cela, je râle souvent sur les RMLL, considérant que le terme mondial est souvent exagéré, puisqu'elles permettent surtout à des visiteurs locaux de prendre connaissance du libre, même si de nombreux conférenciers viennent des quatre coins de la terre. C'est ici un retour très intéressant que de pouvoir constater qu'une initiative locale et politique découle directement de l'effet des RMLL.

Le libre, c'est bien.

jeudi, juin 10 2010

SSTIC'10 : comptes-rendus live

De nombreux blogs tiennent en live le CR du SSTIC, c'est encore mieux que d'y être (en tous cas, sur la conf du moment...). Cette année, j'ai choisi de live blogguer via mon identi.ca. Peut-être que je ferai une construction finale, mais pas sûr.

Si vous voulez d'autres points de vue :

Twitter (#sstic2010, #sstic)

Les blogs :

   * par Mat chez Hurukan
   * par Erwan sur n0secure 
   * par Vanhu
   * par Sid

Crédits à Sid pour quelques adresses...

jeudi, mai 20 2010

Ouverture de Formation Libre au public

Pour ceux qui suivent régulièrement ce blog, vous savez que je m'investis depuis un peu plus de deux ans dans ma société, nommée Keepin. Nous commençons à avoir des retours intéressants, mais j'en dirai plus un peu plus tard. Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que nous venons d'ouvrir un nouveau service de formation à distance, fort de nos six ans d'expérience à l'École Ouverte Fracophone.

Je vous laisse découvrir le communiqué de presse :

La société keepin est heureuse de vous présenter sa nouvelle offre de service : Formation libre.

Formation libre est une offre de formation continue professionnelle à distance dans le domaine de l'informatique, plus spécifiquement tournée vers les logiciels libres et issue d'une expérimentation éprouvée depuis plus de six ans.

La formation à distance a désormais acquis ses lettres de noblesses. Elle entre dans la culture des salariés comme une réponse au besoin permanent de se former sans perturber le rythme de travail. Elle répond aussi particulièrement bien aux besoins de personnes expatriées et aux milieux ruraux. Nous avons eu beaucoup de remarques de ce type via l'association École Ouverte Francophone que nous animons. 

déclare A. Mascret président de l'Éof.

La formation à distance présente aussi des avantages pour les salariés :

Certes il existe un planning pour le cours, mais la liberté dont on dispose dans l'organisation devient rapidement un avantage. Ceux dans lesquels on est plus à l'aise peuvent être traités plus rapidement laissant ainsi plus de temps pour les autres… La formation à distance demande une plus grande maturité, mais elle permet d'avoir une aide plus personnalisée… 

déclarent P. Lapage et F. Tocquaine dans une interview sur la formation à distance (Linux Pratique Août 2009)

Par ailleurs, toutes les études semblent confirmer que, dans le domaine informatique, le secteur des logiciels libres représente, au niveau mondial, celui qui aura le plus fort taux de croissance dans les 4 à 5 ans qui viennent et l'enquête que nous avons mené sur le territoire Francophone en 2009 nous a confirmé cela… 

complète A. Mascret.

C'est donc tout naturellement que les créateurs de la société Keepin, également spécialistes dans le domaine de la formation à distance et dans celui les logiciels libres ont décidé de proposer une solution adaptée.

Formation libre propose d'ores et déjà six formations dans les domaines du système et des réseaux basés sur les Logiciels Libres.

Idéalement conçues pour s'intégrer au rythme de travail de l'entreprise ou du salarié, ces formations se déroulent à distance, sur trois semaines, représentant un équivalent temps plein de cinq jours.

Dans leurs conceptions, les cursus permettent l'adaptation du rythme de l'apprentissage aux contraintes du salarié et de son activité professionnelle mais peuvent être également suivies en dehors du temps de travail dans le cadre du DIF (Droit Individuel à la Formation) par exemple. La formule 'à distance' devient aussi plus économique en coûts et en fatigue. Elle évite les absences, les déplacements, les frais de restauration ou d'hébergement.

Tout au long de chaque formation, des formateurs, à la fois professionnels et spécialistes du domaine abordé, accompagnent, aident et conseillent les auditeurs sur toutes les difficultés qu'ils peuvent rencontrer.

Pour toute information : contact_AT_formation-libre.fr

Visitez le site des formations.

vendredi, avril 2 2010

Joyeux lapin

Ça va révolutionner le monde.

      ASCII                Mood
      =====                ====
      :)                   Happy
      :(                   Sad
      :D                   Amused
      %(                   Confused
      :o                   Bored
      :O                   Surprised
      :P                   Silly
      :@                   Frustrated
      >:@                  Angry
      :|                   Apathetic
      ;)                   Sneaky
      >:)                  Evil

mardi, mars 9 2010

Mot du maître

The problem is that coding isn’t fun if all you can do is call things out of a library, if you can’t write the library yourself. If the job of coding is just to be finding the right combination of parameters, that does fairly obvious things, then who’d want to go into that as a career?



Donald E. Knuth

Via nono

mardi, mars 2 2010

ESEC v3

Le 2 février, j'étais invité par nono à la troisième journée de conférences de l'ESEC, laboratoire de sécurité de Sogeti. Levée du corps à 5h30 pour prendre le train une heure plus tard. Quelques deux heures plus tard, direction l'étoile pour passer la journée dans le 16è. Je remonte l'avenue Foch et profite de la visite pour regarder les immeubles particuliers. Clairement, je n'ai pas encore les moyens...

Après avoir mappé la veille, je trouve sans difficulté les locaux. Prise de badge et direction le sous-sol où l'équipe de Fred attend que les invités remplissent la salle. Jus d'orange, thé et viennoiseries à volonté. Pas de doute, on sait recevoir. Ça a un air de SSTIC connu, étrange. Je retrouve quelques têtes connues dans l'assemblée, as usual. Un œil au programme, l'autre sur les publicités insérées dans la plaquette. Pas de doute, lorsque l'on est habitué à du LaTeX, ça choque. Deux conférences le matin, trois conférences l'après-midi. Au vue de mon billet de train, faudra que j'écourte en fin de journée pour retrouver la campagne. Les conférences, comme je l'apprendrai au cours de la journée, seront agrémentées de longues coupures qui permettent de socialiser. Un peu trop longues à mon goût, j'aurai préféré des présentations un peu plus étoffées et moins de temps pour siroter ;)

Rentrons dans le vif du sujet avec Jean-Baptiste Bédrune qui s'attaque à la protection des contenus. Il liste d'abord quelques outils qui permettent de protéger ce sacro saint contenu, comme les DRM, les solutions satellites (DAC, ECM, EMM...), les solutions pour le streaming (TPM+DADVSI+CLUF). Après cette introduction musclée, on attaque le vif du sujet, puisque la journée est placée sous le signe de l'attaque. Il montre donc que la protection avec des clés qui sont stockées sur le poste après le premier visionnage permet de les récupérer à loisir, que l'antidebugging est pour les kiddies, tout comme l'obfuscation algorithmique. Une autre solution consiste à récupérer la source par un enregistrement tiers, avec l'exemple d'un fichier AAC protégé. Il suffit de le passer en MP3 pour perdre cette protection (même si cela n'a pas été évoqué, on pensera à l'enregistrement d'un film par une caméra vidéo, ce qui casse le mécanisme anti-copie, mais pas l'empreinte). Il évoquera enfin l'asymétrie entre la protection (que l'on peut considérer comme lourde) et la déprotection (qui est un mécanisme faible). Un DRM est une protection de code, ce qu'il assimile à de la sécurité par l'obscurité. Le combat est perdu d'avance, déprotéger est beaucoup plus facile que protéger.

C'est Alexandre Gazet qui prendra la suite de Jean-Baptiste, dans la continuité de sa présentation sur les contenus numériques, il parlera du contrôle d'accès pour le contenu payant. Bien sûr, pour nous, frenchies, ça rime avec une date et une chaîne : 1984 : canal+. La suite viendra quelques douze années plus tard avec canalsat, TPS et ABSat. C'est l'emploi de la norme DVB, avec en général l'affranchissement d'une voie de retour. Alexandre présente les deux modes de piratage connus : partage des mots de contrôle (CW ou control word) et/ou le partage des cartes. De ces faits réels, il décide de nous montrer que ce business peut être lucratif en analysant le cas de deux sociétés fictives, créé pour l'occasion (le cas d'étude, pas les sociétés ;)). La première est spécialisée dans la vente de matériel, la deuxième, dans la vente de cartes. C'est une bonne conférence, sympathique. J'y découvre un business que j'ignorais totalement, n'ayant jamais eu que les chaînes nationales à la maison et aucun matériel à portée.

Le repas est présenté sous forme de lunch. On est globalement très gâté avec un niveau élevé (œufs de caille en cuisson devant vos yeux, foie gras, fromage de qualité...). Promis, je ne comparerai pas avec un certain restaurant universitaire.

L'après-midi reprend avec la présentation pour laquelle je suis venu principalement. En effet, Arnauld a commencé à travailler depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux et c'est un peu l'accomplissement de tout cet acharnement. On commence d'ailleurs magnifiquement par Fred qui nous fait patienter et chauffe la scène en précisant que si jamais la démo ne fonctionne pas, ce sera à cause du chat. En effet, quelques informations plus tard, on apprend qu'un des serveurs pour la démo est le PC d'un des conférenciers, hébergé chez lui et que son chat reboot de manière régulière le pc ou tout au moins, s'amuse avec le clavier. La présentation s'ouvre sur un panorama des réseaux sociaux, en rappelant que c'est un effet localisé. En effet, si Orkut est le premier réseau social au Brésil, ce n'est pas le cas ailleurs. En France, c'est Viadéo et LinkedIn qui tiennent le haut du pavé pour la partie pro et facebook pour les particuliers. Une petite statistique, ça ne fait jamais de mal : aux États-Unis, 54% des entreprises bloquent les réseaux sociaux pour des questions de productivité.

On passe sur le fond de l'étude. On s'intéresse à LinkedIn et facebook. Un premier test sur la collecte directe et indirecte est effectué. Les deux comportements des moteurs s'opposent. Facebook rend les informations privées inaccessibles (son créateur s'en repent aujourd'hui), mais laisse l'ensemble des contacts accessible. Chez linkedIn, on a accès au profil, pas forcément à ses contacts. Il faut alors passer par les groupes pour trouver des cohérences. La démonstration est effectuée sur la personne de Fred, innocente victime "Head of IT security R&D at Sogeti/CapGemini & Chief". Oui, ça pète.

On passe à facebook qui va en prendre pour son grade. On nous évoque la possibilité de traitement automatisé des données, malgré les restrictions sur le javascript, la présence des e-mails dans des images et des captchas, tout se passe très bien. On est rassuré, c'est pas demain que nos données seront à l'abri. On passe à la partie la plus inquiétante. Les applis tiers. En effet, celles-ci ne sont ni hébergées, ni vraiment validées par facebook. En effet, elles sont tiers, mais complètement. Hébergées sur des serveurs distants. Autant dire que vous pourriez mettre la nasa en orbite. La démonstration est flagrante. Un utilisateur ouvre sa page, lance l'application ("où qu'il est le mignon petit chat tout kawaï") et le puppet master prend la main sur son poste via le canal de contrôle, tout en ayant utilisé une faille du navigateur. C'est simple, c'est propre, c'est beau.

Amis utilisateurs qui lisez ce blog (là, ça fait pas très crédible, j'admets), n'utilisez aucune application tiers sur facebook.

Je termine ma journée par la conférence attendue de Damien Aumaître. Son exposé portera sur la protection physique du poste utilisateur. Pour cela, il y a plusieurs moyens : récupérer le mot de passe, installer un trojan, installer des fichiers compromettants (clears... quoi ?), utiliser une clé U3, usage d'un keylogger (jolie vidéo au passage, Jack Bauer n'a qu'à bien se tenir !), on terminera cette longue liste par le dernier jouet de sieur Aumaître : l'amélioration présentée à SSTIC'09 par monsieur Devine en attaquant le bus DMA. Plutôt que d'utiliser de longues phrases, ça se résume en quelques mots :

dévérouillage d'un pc sous windows seven 64 bits en insérant une carte PCMCIA pendant dix secondes puis en tapant n'importe quel mot de passe dans la mire de saisie. Pouf, on est system. C'est toujours aussi magique.

Voilà, c'est l'heure du train et j'ai un excellent Pratchett à finir (the fifth elephant). Ce fut plaisant, bien que les pauses soient un peu longues et qu'une ou deux conférences auraient été appréciées, je dois dire que je reconnais là la patte d'un des créateurs de SSTIC et que j'apprécie.

À l'heure où un certain labo va disparaître, il est réjouissant de voir que d'autres pètent la forme et font avancer notre matière avec des retours intéressants. À noter également que l'aspect offensif apparaît de plus en plus (le blog de la sécurité offensive, la conférence hackito ergo sum...) et qu'il se pourrait que ce changement de comportement prouve une certaine maturité parmi les acteurs en lice.

Merci à Arnauld pour l'invitation et à Fred de ne pas m'avoir envoyé les vigiles à l'entrée :p

samedi, février 20 2010

Mise à jour du mémoire sur AES

En attendant mon compte rendu sur le séminaire de l'ESEC, un petit billet pour vous faire patienter :

Pour ceux qui s'en souviennent, j'ai fait le Conservatoire National des Arts et Métiers. Dans ce cursus, il y avait une épreuve qui s'apparente à la rédaction d'un mémoire de maîtrise. Ça remonte déjà à 2004 tout cela. On venait de terminer Game Over (salon du jeu vidéo sur plate-forme libre, première édition) et j'ai rédigé ça en 4 semaines. Autant dire que pour moi, c'était alors un travail de titan, puisque je n'avais aucune connaissance en cryptographie, si ce n'est le fonctionnement de l'algorithme RSA, décrit quelques années plus tôt dans un cours de math... Il a fallut que je me fade toute l'histoire, puis que je découvre le NIST et les FIPS. Le tout dans un anglais moins assuré qu'aujourd'hui. J'y ai passé des jours et des nuits, le tout en travaillant, bien sûr.

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mardi, août 18 2009

What is réseau social ?

Il faut six secondes à la fontaine pour remplir mon verre. Il est interdit de marcher sur les verrières du toit. Le troisième étage nécessite une authentification, alors que je peux me balader librement dans d'autres étages. Je travaille dans un endroit étonnant, je vis des choses passionnantes.

Actuellement, je travaille en pointillé sur deux sujets de recherche (pointillés élastiques, dois-je préciser) car je ne prends pas suffisamment de temps pour mener à bien mes expérimentations et en tirer les conclusions qui sont dues. Le travail s'accumulant, à travers mes différentes activités, étant une autre charge morale dont je me passerai volontiers. Je suis actuellement dans l'état d'un légume qui ne sait faire que lire. Bref. Je disais donc que j'ai deux sujets de recherche, spécifiquement en sécurité informatique. Celui qui nous intéresse présentement concerne les réseaux sociaux. J'étudie l'impact de ces derniers sur notre vie quotidienne, sur la gestion de l'anonymat, sur l'intrusion dans la vie privée et ce que l'on peut en faire. Cela pourrait paraître plus sociologique qu'informatique, mais après tout, notre science est grande.

J'ai pris contact avec un inconnu anonyme que nous appellerons xxx, sous un compte anonyme et proposé une connexion amicale. Ce qui a gentiment été accepté. Ce test m'amène à d'autres tests pour l'étude dont je reparlerai ultérieurement, si j'aboutis. Après avoir tenté quelques échanges par l'intermédiaire du moteur interne, sans réponse, j'ai enfin reçu un message ce matin :

Vous ne respectez pas le principe de ce réseau social auquel je me soumets volontiers moi-même : assumer son identité réelle. Vous n'avez qu'un faux profil, sans photos, sous pseudo dont l'unique but apparemment était de me compter parmi vos connaissances (puisque vous n'en avez pas d'autres). Je préfère donc mettre fin à cette imposture, cher yyy.

Bien qu'ayant uniquement contacté xxx sur son compte anonymisé, mes investigations m'ont permis de retrouver son identité réelle, identité à qui j'ai demandé d'être en relation, sans plus d'incursion dans sa vie privée. Connexion acceptée. Ce compte de recherche n'avait que deux connexions, reliées apparemment à la même personne.

Ce que nous pouvons retirer de cette première expérience, malgré la rudesse des propos de l'interlocuteur, est plutôt satisfaisant. En effet, on en considère les faits suivants :

  • - l'usager partage facilement ses données
  • - l'usager s'attend à un mimétisme (je partage mes photos, tu dois donc partager tes photos)
  • - l'usager souhaite voir un profil, même s'il est bidon (nom, prénom, âge, activité sexuelle)
  • - l'usager ne souhaite pas être une cible directe (création d'un réseau bidon avec émulation simulée pour travail sur cible)

Si l'on dérive sur notre cible (le mot n'est pas ici péjoratif), il est surprenant de constater qu'on me reproche d'être anonyme, alors que je parle à un autre anonyme.

Il est tout aussi surprenant que de nouveaux arrivants sur le réseaux pensent devoir définir des règles de fonctionnement, alors que, disons le bien, ils ne savent pas épeler RFC. C'est d'un sarcasme à toute épreuve :)

En tous cas, merci à cette cible anonyme, si un jour elle se reconnaît, pour cette étude. J'aurai préféré, de loin, biaiser le résultat. (Spéciale dédicace à pp.)

jeudi, août 13 2009

Publications sur la formation à distance

L'été se fait sentir (enfin, pas vraiment en Bretagne ces derniers jours) et avec lui les publications estivales. Cela faisait longtemps que je n'avais rien publié, mais c'est à présent réparé. Avec mon complice Alix, nous avons publié deux articles. Le premier se trouve dans linux+dvd paru le 15 juillet. Un article assez dense sur la formation à distance de manière générale. Un autre dans Linux Pratique Essentiel du mois d'août qui s'attache au déroulement d'une session au sein de l'École Ouverte Francophone. Vous retrouverez dans ce deuxième article des élèves de l'école que j'ai maltraité accompagné pendant près de huit mois !

dimanche, juillet 12 2009

O, douce voix

Voilà, de retour des rencontres mondiales du logiciel libre (rmll) (qui a dit rlll ?), nous avons eu pas mal d'activités. On a fait une conférence que j'espère bientôt pouvoir vous mettre en lien ici et sur le blog de l'Éof. En attendant, en l'absence de l'apparition d'une muse, vous pouvez écouter ma douce voix suite à une interview sur Divergence FM. Plutôt que de mettre un lien éphémère, j'ai préféré copier l'intégralité de l'interview sur le serveur de l'école.

Interview sur l'École Ouverte Francophone

J'en profite pour dire que Divergence est dans une passe difficile, n'hésitez pas à les soutenir avec un petit don !

vendredi, juin 26 2009

De l'autre côté du SSTIC -- fin

Rappel des épisodes précédents :
Premier jour SSTIC'09
Deuxième jour SSTIC'09

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jeudi, mai 14 2009

MAO sous linux

Je fais mes premiers pas en matière de Musique Assistée par Ordinateur (MAO). Après avoir discuté avec Guilhem (ouais, tu peux avoir honte de ton blog :p), j'ai surfé un peu sur linuxmao.org que je ne trouve pas toujours très clair ou très poussé. Bref, j'ai poussé un peu plus sur google. J'ai installé (ou avais déjà) les softs suivants :

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lundi, mai 4 2009

La vie sans synatpic...

...est impossible.!!

Ma migration de xfce 4.4 à xfce 4.6 s'est fait, comme d'habitude, dans la douleur. On découvre des nouveautés, mais on perd des petites choses auxquelles on s'était habitué (et oui, la misère, on s'y complaît). Enfin, dans l'ensemble, il y a quand même pas mal de nouveautés qui peuvent être intéressantes. Oui, sauf que... Mon touchpad ne fonctionne plus comme avant ma mise à jour. Et là, c'est le drame.

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samedi, mai 2 2009

Pour de bon

Ça y est, après plus d'un an et demi d'attente, j'ai enfin reçu la récompense de mes cinq (six en temps humain, cinq en temps de travail) années au Conservatoire National des Arts et Métiers. Je vais donc tranquillement pouvoir passer à autre chose et ça tombe bien, parce que j'ai pas mal d'idées en tête...

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mercredi, avril 15 2009

Les 10k de la SACEM

Il y a quelques mois, la SACEM a lancé une espèce de pétition pour soutenir la loi HADOPI. Ce formulaire se constitue de quelques champs et n'est vérifié que par un retour de mail, comme le remonte l'article de Numerama à ce sujet. Oui, mais voilà, n'importe qui peut inscrire n'importe quoi...

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mardi, décembre 16 2008

Beamer et le verbatim

Ce soir, j'ai une amie qui arrive un peu affolée sur mon jabber, en me demandant si je peux lui sauver la vie. Comme c'est devenu monnaie courante, du moins, deux à trois fois par mois, j'estime que ça doit l'être, j'écoute sa complainte. Je peux effectivement la sauver. Ayant cherché pendant longtemps comment faire, je me suis dit que cette astuce avait toute sa place dans cette rubrique.

Pour insérer du code dans un source latex, on utilise en général un environnement verbatim. Cependant, beamer crie au drame lorsque l'on essaye de lui appliquer le même comportement. La solution est pourtant simplissime. Il suffit de tagguer la frame comme fragile.

Voici un exemple :
\begin{frame}[fragile]
\frametitle{a fragile frame}
\begin{verbatim}
echo "Le foutu code qui ne passait pas et qui doit maintenant passer"
\end{verbatim}
\end{frame}

Pour plus d'explication (on dira pour les courageux), je vous laisse vous reporter à plus de documentation.

mardi, octobre 14 2008

Appel à soumission pour le SSTIC'09

L'appel aux papiers vient d'être lancé pour SSTIC 2009, qui se déroulera du 3 au 5 juin de l'an de grâce 2009.

Pour faire court, voici le rappel des dates :

  • Date limite de soumission : 4 janvier 2009
  • Notification aux auteurs : 9 février 2009
  • Remise des versions finales (Word): 27 mars 2009
  • Remise des versions finales (LaTeX): 3 avril 2009
  • Déroulement du symposium : 3, 4 et 5 juin 2009

Le site n'est pas encore à jour, mais cela ne devrait pas tarder.

Une petite nouveauté, qui a son importance pour moi : je fais officiellement parti du comité de programme de SSTIC'09.

UPDATE : Le site est maintenant à jour

samedi, août 2 2008

Et l'Université, alors ?

Laurent Bloch, pour qui j'ai le plus grand respect, a écrit pendant ce dernier mois, un certain nombre de billets quant à sa nouvelle fonction de DSI à l'Université Dauphine. Cela n'est pas sans faire écho chez moi de nombreuses réflexions dûes à mon ancien poste d'assistant Ingénieur au sein de l'Université de Limoges. Ayant vécu pendant trois ans cette situation, je peux me targuer d'avoir un peu plus de recul sur le vécu intérieur, même si Laurent a, quant à lui, beaucoup plus d'expérience que moi dans notre domaine.

Ce qui est regrettable, en université, si ce n'est des castes dont je ne parlerai même pas, c'est la centralisation et la décentralisation, le tout dans un instantanée. En gros, il semble que la révolution culturelle de 1968 soit restée dans les mœurs et qu'il soit interdit d'interdire, qu'on ne puisse mener une réflexion à terme que si tout le monde est unanimement du même avis. Difficile dans ces conditions d'avancer de manière sereine et intelligente. Le bien commun étant souvent l'ennemi de l'évolution, mais l'épouse du statu quo.

Je me souviens, avec tendresse, de l'année où Blaster est sorti. Premier vers, à mon sens, intéressant, qui s'attaquait à notre ami windows XP. La faille est révélée, deux semaines plus tard, un exploit est fonctionnel. Il ne reste plus qu'à attendre quinze jours pour voir un vers s'emparer du pactole. La réaction de mon supérieur technique, à cette époque, celui-là même qui ne savait pas détarer un paquet en ligne de commande ou qui tapait à deux doigts et qui croyait encore que windows était un système d'exploitation, m'avait ordonné de mettre l'affaire sous silence pour ne surtout pas affoler la population de mes collègues. À la rentrée, nous avons donc fait un déverminage en bonne et due forme.

L'autre affaire sympathique se résume au crédit dont chaque laboratoire dispose. Pour une année donnée, on vous octroie une somme. Si cette somme s'avère ne pas être dépensée, non seulement on vous reprend le surplus, mais l'année d'après, vous aurez moins de crédit. C'est un traitement intelligent, n'est-ce pas ? De ce fait, j'ai vu fleurir des imprimantes laser couleur, des caméras IP, sans qu'il n'y ait de réel besoin, tout cela afin de garder les crédits qui seraient royalement octroyés l'année suivante. On parle souvent de déficit, j'aurai plutôt tendance à visualiser une gestion hors du temps.

Pour finir, je ne parlerai pas des passe-droits, de promotions douteuses, de grilles de salaire improbables, ni de l'armée mexicaine d'une vingtaine de personnes là où la moitié suffisent amplement. Je ne parlerai pas non plus de pressions irrespectueuse d'hommes envers leurs collègues ou de réflexions à des subordonnés que la politesse même ne pourrait tolérer.

Non, au lieu de cela, je vous dirai que je garde un très bon souvenir de ma période de travail à l'université, j'y ai passé du bon temps, découvert quelques gens intéressants (mais aussi de vrais salauds), qu'il y a la possibilité d'amener d'extraordinaires changements, mais que cela passera par une meilleure gestion des ressources humaines, qu'il faut une vraie gestion de carrière, un turn-over plus important (quoi, un poste à vie, ce n'est pas une promotion ?) et un peu de confrontation avec la production en entreprise privée.

Je dédie ce billet à Laurent, qui a su me l'inspirer, mais également à tous mes collègues qui me lisent, et qui se reconnaîtrons, d'un côté ou de l'autre de la barrière :) (Pour Régis, PP et Pierre, je ne me fais pas de soucis, hihi !)